Le ravel 115

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Et une vue du tracé ci-dessous

Et enfin le descriptif

Pour le départ de cette balade, vous faites face à la statue Goffin avec l’église en arrière-plan. Vous montez la place Josse Goffin en passant à la gauche de l’église.

Sur votre gauche vous pouvez voir l’ancienne maison communale de Clabecq, avant son rattachement à Tubize.

Continuez jusqu’au rond-point situé à quelques dizaines de mètres de là et vous prenez tout droit sur la rue Saint Jean.

Sur votre droite, vous allez pouvoir voir le temple protestant de Clabecq. Voici quelques informations le concernant.

Références pour ce qui suit :
Revue d’histoire du brabant wallon
Religion, patrimoine, société
Tome 32 - fascicule 1
janvier-mars 2018 - Chirel bw

Le Brabant wallon a vu se développer un protestantisme lié à l’industrialisation. Le 12 octobre 1905, le collège des Bourgmestre et Échevins de Clabecq accordait l’autorisation de bâtir le temple de la rue Saint Jean.

CLABECQ, ARCHIVES DE L’ÉGLISE PROTESTANTE
autorisation de bâtir un temple protestant accordée à Alphonse Thomas par le collège échevinal de Clabecq, 12 octobre 1905

L’architecte choisi fut Siméon Dupont de Mont-sur-Marchiennes qui signa les plans du bâtiment le 11 juillet 1905. Ce petit temple d’allure néogothique est construit en brique, avec quelques pierres – dont la croix sommitale – qui ornent le porche et la façade. Constitué de cinq travées, dont la dernière contient entre autres une sacristie, le bâtiment se prolonge à l’arrière et en contrebas par une annexe, probablement ajoutée dans un second temps, qui contient, comme dans beaucoup de temples protestants, une salle de spectacles à usage polyvalent.

L’intérieur de la salle de culte se distingue par son remarquable état initial de conservation, avec sa charpente apparente, sa tribune, son plancher, ses lambris, ses bancs et sa chaire centrale et surélevée caractéristique des églises réformées de cette époque. Cette importante présence du bois confère au lieu, avec la lumière abondante à peine tamisée par des vitraux légèrement colorés à motifs géométriques, une dimension chaleureuse, quasi intime, propice à l’éveil de sentiments religieux et à l’écoute de la prédication.

Vue intérieure du temple de Clabecq (1906)

Ce temple a connu la présence d’un duo célèbre il y a quelques années : les frères Pierre et Charles Mas et leur tube « Inamona » avec lequel ils ont participé à l’émission de la RTBF « Pour la gloire ».

De plus ils ont failli être sélectionnés pour représenter la Belgique à l’Eurovision en 1998, ils ont terminé deuxièmes après « Dis oui » de Mélanie Cohl.

Après ce petit extrait du spectacle, vous continuez à monter la rue Saint-Jean.

Après une bonne centaine de mètres, sur votre gauche vous vous trouvez en face de l’entrée du vieux cimetière de Clabecq. Au milieu de celui-ci, sur l’allée centrale vous pouvez voir une arche en brique.

A droite de la construction, dans le petit enclos, se trouvent les tombes de la famille de Sayve qui a habité le château.

Un peu plus loin sur l’allée centrale, à gauche, se trouvent les tombes des trois soldats anglais tués à Clabecq en septembre 1944 ainsi que les tombes d’anciens combattants.

À la fin de la balade, vous passerez près du « Monuments aux anglais ». Monument qui a déjà été déplacé plusieurs fois, la dernière pour construire le bâtiment du CEFA.

Continuez toujours à monter la rue Saint-Jean, pendant 450 mètres, jusqu’à arriver à la Chapelle Saint-Jean, au carrefour de la rue Saint-Jean, de l’avenue du Chant des Oiseaux et de l’avenue des Mésanges.

Vous continuez toujours la rue Saint-Jean en prenant en face. Vous laissez toutes les rues que vous verrez à droite et à gauche pendant un petit kilomètre, jusqu’à entrer dans le bois de Clabecq.

En haut de la côte, sur votre droite s’amorce un chemin de terre. Il est fermé aux véhicules par une barrière. Vous prenez ce chemin jusqu’au premier croisement, après 360 mètres.

À ce croisement, vous prenez à droite. Ce sentier va vous mener à Braine-le-Château. Il est à noter que cette première partie du sentier est parfois très boueuse par temps de pluie.

Plus loin, sur votre gauche vous aurez de très belles vues sur la vallée du Hain.

Après 480 mères, un autre sentier s’ouvre sur votre gauche.

Vous laissez ce sentier et vous continuez tout droit jusqu’au sortir du bois.

Vous entrez dans la « rue aux Manettes », qu’on appelle nous« la rue à Manettes ».

Vous descendez cette rue jusque tout en bas.

Vous êtes à la rue de Tubize que vous prenez vers la droite jusqu’au passage pour piétons, là vous traversez. Attention aux voitures.

Une fois de l'autre côté, dirigez-vous vers la droite, en direction de Clabecq, sur quelques dizaines de mètres. Là, vous prenez à gauche la « rue de la Potérée » et vous montez jusqu’à rejoindre la gare de Nidérand, rue Nicolas Baudine.

Le hameau de Nederhain (on trouve l’appellation « rue de Nedrehain » en 1587), que l'on prononce souvent Niderhan, est placé au bord du Hain, à 1.400 m. O. de l'église ; il est traversé par la route de Tubise. ( Tarlier et Wauters )

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Prenez le ravel vers la droite, en direction de Clabecq.

Sur le parcours, vous pourrez voir plusieurs vestiges datant de la période d’exploitation de cette ligne 115.

Après avoir parcouru +/- 800 mètres, vous passez entre ce qui reste des structures d’un pont.

Ce pont reliait une ferme, située à l’endroit de la prison actuelle, aux prairies situées, elles, de l’autre côté du chemin de fer.

Après 400 mètres vous traversez la chaussée qui relie Clabecq à Oisquercq et Ittre. Prudence en la traversant, ne vous fiez pas aux marques au sol.

Tout de suite après avoir traversé la chaussée, vous retrouvez exactement la même structure de pont que précédemment.

Il s’agit ici du pont de la rue de l’Alliance, unique voie qui reliait Clabecq à Oisquercq avant que la chaussée ne soit construite.

Vous continuez toujours sur le ravel et après 300 mètres, vous pouvez voir, sur votre droite, un bâtiment qui contient des inscriptions pour le moins bizarre à cet endroit.

Nous sommes à hauteur du hameau du 45 et comme il est dit dans l’historique, ce hameau doit son nom au numéro de l’écluse située sur l’ancien canal à petit gabarit.

Après avoir vu ce montage (le canal représenté n’est pas celui d’origine, il se trouve du côté de Maastricht. Je n'ai jamais vu de bateaux à voiles sur ce canal), vous ne vous étonnerez plus de trouver ce bâtiment à cette place.

Il s’agissait du magasin « Olivet » qui vendait des fournitures pour les bateliers. Il y avait toujours une ou deux barques à sec sur le bord du canal à cet endroit.

Ce canal passait ensuite sous un pont en métal noir et tout riveté. Nous l’appelions « Le pont noir ».

Vous continuez le ravel et une fois sur le chemin de halage, vous prenez vers la droite en direction de Clabecq.

Après 350 mètres, une rue en macadam démarre sur votre droite, c’est la rue du vieux mayeur et c’est un des tronçons qui reste de l’ancienne route provinciale.

Mais vous continuez sur le chemin de halage, jusqu’au pont de Clabecq sous lequel vous allez passer.

Peu après le pont de Clabecq, +/- 70 mètres, vous quittez le halage pour remonter jusqu’au bas de la place, MAIS VOUS NE REMONTEZ PAS JUSQUA LA PLACE.

Au-dessus de la petite côte, vous prenez vers la droite et vous traversez la route, attention aux voitures.

Vous passez devant le monument aux trois soldats britanniques dont les stèles se trouvent à l’ancien cimetière de la rue Saint Jean.

Ce monument a déjà été déplacé plusieurs fois. La dernière fois c’est parce qu’il se trouvait, malheureusement pour lui, à l’endroit où s’est construit le bâtiment du CEFA.

Vous continuez le long de la route en direction de l’arrêt de bus. Une fois là, vous pouvez voir une maison sur votre gauche. C’était, autrefois, une librairie mais qui vendait aussi bien d’autres choses.

C’est à la petite fenêtre entourée de rouge que j’allais, quand j’étais petit, baver devant les sachets de billes et les « maillets » (grosses billes).

Mais vous continuez le long de la route provinciale jusqu’à dépasser le bâtiment du CEFA.

Sur votre gauche s’ouvre « la ruelle de chez Blain ».

Vous la prenez jusqu’à rejoindre la rue du Château que vous empruntez sur votre gauche en direction de la place.

Après quelques dizaines de mètres, vous pouvez voir un petit square sur votre droite, juste à côté de la cure. C’est là que se trouvait l’ancienne école communale, là où j’ai fait mes deux premières années maternelles.

Par le suite, le lundi de la kermesse Saint-Jean, la commune y plaçait un kiosque et nous pouvions assister à un concert de la fanfare de Clabecq dirigée par Dequick, d’où l’expression : « On va écouter Dequick et des couacs ».

Vous êtes ici sur la Place du Jeu de Balle. Au bout de cette place, vous trouvez l’ancien café de chez « Muis » transformé aussi en maison d’habitation, à l’angle de la rue Georges Leveau (anciennement « rue du Ruisseau ») et de la rue du Château qui continue à gauche.

En face, vous trouvez le café historique tenu, à mon époque par Angèle et Auguste.

Vous pouviez y rencontrer des personnages hauts en couleur comme « Parain jambe de bois », « van Looy », un autre homme dont on n’a jamais vraiment pu savoir quelle langue il parlait, et d’autres. Mais les anciens s’en souviennent très bien.

Vous continuez la rue du Château, celle qui part à gauche pour rejoindre la Place Josse Goffin. Une fois sur la place, vous passez à l’arrière de l’église.

C’est ici que tous les 11 novembre sonne le clairon en mémoire des victimes des deux guerres du 20ème siècle.

À l’arrière du monument, une plaque a été scellée sur le mur de l‘église. Elle reprend les noms de victimes de 14-18 et 40-45.

Contournez l’église et descendez la place jusqu’à la statue Goffin, qui rime avec fin. Fin de la balade.